Label
Sonoris :: Kozo Inada / Steve Roden / David Maranha :: 2007
A
l'honneur ce mois-ci : Sonoris, un label français
qui compte 23 références à son actif,
et qui, après une période d'inactivité
de plus de 4 ans, refait surface avec une nouvelle publication
et deux rééditions. Chant du cygne ?!? En
attendant d'éventuelles prochaines publications,
(et un nouveau pied à terre) voici de quoi réjouir
vos écoutilles.
Kozo
Inada :: J
Artiste
expérimental japonais, Kozo Inada égraine
ses compositions sur divers labels tels que : Staalplaat,
Selektion, Digital Narcis, V2. Dernièrement, on le
retrouve même en collaboration avec Philip Samartzis
pour le label australien Room40. Minimalistes et chargées
de tension, ses créations ont le don d'hypnotiser
les auditeurs sans jamais tomber dans l'autérité.
Sur "J", Kozo Inada travaills avec des échantillons
musicaux de musiques classiques et donne vie à de
sublimes intermèdes où s'entremèlent
silence, élévations et chutes vertigineuses.
Des instants de cassures musicales qui ne sont pas sans
rappeler les univers de P. Niblock ou encore du Hafler Trio.
Steve
Roden :: The Radio
Initialement
sorti en 1999 à 1 000 unités, cette réédition
en comporte 400. Autant vous en saisir de suite car cet
unique titre de 18 minutes et 33 secondes est d'une beauté
insolente. Dense, complexe et poétique, "The
Radio" s'inscrit parfaitement dans la lignée
des travaux développés par Steve Roden depuis
1989. Basé à Los Angeles, ses activités
sonores et visuelles puisent leur inspiration dans la notion
d'espace, d'infini avec toujours une relation plus ou moins
lointaine avec l'architecture. A base de Fields Recording
fragmentés ou sous forme de loops, la musique de
Steve Roden est intuitive et farouchement singulière.
David
Maranha :: Piano Suspenso
Pour
"Piano Suspenso", David Maranha utilise quatre
petits moteurs et un piano (détourné), pour
une exécution simple et radicale. Les puissants drones
sont en effet produits par les vrombrissements des moteurs
qui viennent frapper les cordes du piano. Une expérience
minimale composée de riches textures et autres harmonies
inouies, que nous conseillons vivement aux adeptes des ambiances
non musicales ! Après ces soubressauts déroutants,
que diriez-vous d'un soupçon du "Stockhausen:
helicopter string quartet", pour terminer cette petite
sélection ? Comment ça toujours pas rassasiés
?
http://www.sonoris.org/